Recto-carton

Maxime Chevallier | Claire Dantzer | Nicolas Daubanes | Corinne de Battista | Tristan Fraipont | Hyejin KIM | Emilie Lasmartres | Pascal Navarro | Félix Pinquier | Aurore Salomon

 

20 septembre – 22 novembre 2014

vernissage samedi 20 septembre à midi

 

ARTEUM accueille cet automne Le dessin et l’objet. Cette exposition collective largement ouverte à la jeune création, rassemble dix artistes dont les œuvres s’élaborent dans un passage du trait à l’espace, au volume et à l’image mouvante. Un dessin qui dans ses formes actuelles, déborde la surface de la feuille et s’ouvre à d’autres dimensions venant interroger les outils et les supports. En regard du lieu et de son parc aux espèces centenaires, un dialogue s’instaure entre les œuvres et le site. Entre l’objet créé et l’objet existant. In fine, le dessin est l’objet.

Ce temps fort autour du dessin donnera lieu à l’édition d’un catalogue, lui-même envisagé comme livre-objet. La conception est confiée à Chloé Curci.

La participations de plusieurs artistes récemment diplômés de l’Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence confirme un lien engagé de longue date, qui débouchera dès 2015 sur des workshops dans le cadre de conventions de partenariats. L’exposition Le dessin et l’objet s’inscrit dans la saison de Paréidolie, premier Salon international du dessin contemporain à Marseille.

En partenariat avec
Galerie Karima Celestin | Château de Servières et le réseau Marseille Expos

visuel : Maxime Chevallier  Croix3 –  craie, 2014

Dévernissage

Dévernissage de l’exposition Le dessin et l’objet

 

 

 

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22 novembre 2014

Une après-midi temps fort au musée autour du lancement du catalogue de l’exposition (conception Chloé Curci ). Un dévernissage qui offre une nouvelle occasion d’une rencontre artistes – public tout en échanges et interactions…

 

Le dessin et l’objet

20 septembre – 22 novembre 2014

 

Maxime Chevallier | Claire Dantzer | Nicolas Daubanes | Corinne de Battista Tristan Fraipont | Hyejin KIM | Emilie Lasmartres | Pascal Navarro Félix Pinquier | Aurore Salomon

 

Commissariat de l’exposition : Christiane Courbon

 

Cette exposition collective largement ouverte à la jeune création, rassemble dix artistes dont les œuvres s’élaborent dans un passage du trait à l’espace, au volume et à l’image mouvante. Un dessin qui dans ses formes actuelles, déborde la surface de la feuille et s’ouvre à d’autres dimensions venant interroger les outils et les supports. En regard du lieu et de son parc aux espèces centenaires, un dialogue s’instaure entre les œuvres et le site. Entre l’objet créé et l’objet existant. In fine, le dessin est l’objet.
La participation de plusieurs artistes récemment diplômés de l’Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence confirme un lien engagé de longue date, qui débouchera dès 2015 sur des workshops dans le cadre de conventions de partenariats.
L’exposition Le dessin et l’objet s’inscrit dans la saison de Paréidolie, premier Salon international du dessin contemporain à Marseille.

 

[ en partenariat avec La Compagnie l Paréidolie l Galerie Karima Célestin ]

 

Image :

Pascal Navarro l Les questions que je ne t’ai pas posées n’auront pas de réponse [série Eden Lake] feutre sur papier canson 300g, contrecollé et encadré sans verre 155 x 205 cm, 2013
Maxime Chevallier l Devenir Saunier, dessin, sel, dimensions variables, 2014

 

Catalogue

Le dessin et l’objet : conception Chloé Curci

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«Pour cette édition accompagnant l’exposition « Le dessin et l’objet », la publication est pensée comme une création autour des œuvres exposées. S’éloignant du catalogue, il s’agit de créer un dialogue en image entre les dessins et leur environnement. Ni une trace, ni objet didactique, il est un prolongement de l’exposition, une nouvelle proposition dont l’intention est plus proche de l’œuvre que du répertoire.»

Chloé Curci est diplômée de l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs depuis 2012, artiste plasticienne & cofondatrice du fanzine Manuel depuis Octobre 2011, elle travaille depuis Septembre 2013 pour Triangle France Artist Run Space

www.chloecurci.com

 

Catalogue de l’exposition Le dessin et l’objet. 48 pages couleurs l 14,8 x 21 cm

 

 

Le dessin, le cahier

Pascal Navarro

 

 

 

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Pascal Navarro | Le Dessin, le Cahier – Feutre sur cahier de 40 pages – 2014
Mais est-ce que je peux par exemple définir mon travail en une phrase ? Cela m’est très difficile. Chaque fois ma phrase est fausse. Tout est temporaire. Et du coup, cet entretien, je me dis: à quoi sert-il ? Il va fournir une sorte de définition de mon travail, en quelques lignes. Mais durant combien de temps sera-t-elle valable? C’est la question la plus importante pour moi. Est-ce que ce texte ne sera pas déjà obsolète quand il sera imprimé ? Et qu’est-ce que je peux dire pour qu’il ne le soit pas? Je m’intéresse au temps, c’est donc normal que je me pose cette question-là. Et peut- être que si je pose la question de l’obsolescence même de ce document, on sera déjà au cœur de mon travail.
Extrait d’un entretien réalisé dans l’atelier de Pascal Navarro à Marseille le 14 octobre 2013 par l’équipe de l’artothèque Antonin Artaud.
www.pascalnavarro.com

 

[une œuvre à découvrir à l’occasion de l’exposition LE DESSIN ET L’OBJET l 20 septembre – 22 novembre 2014 à ARTEUM ]

Une première résidence…

Maxime Chevallier

A l’occasion d’une toute première expérience de résidence de recherche, ARTEUM accueillait Maxime Chevallier.
Pendant les trois semaines précédant l’exposition LE DESSIN ET L’ OBJET, il a été invité à investir les lieux en tant qu’espace de vie et d’exploration. Ce temps de travail ouvre les conditions de la gestation d’une œuvre évolutive en connivence avec les espaces du 2ème étage du château de Châteauneuf-le-Rouge. Certaines des ses interventions se sont par la suite intégrées au sein de l’exposition collective LE DESSIN ET L’OBJET.

Maxime Chevallier est récemment diplômé de l’Ecole supérieur d’art d’Aix-en-Provence et fait partie de la sélection des Nouveaux Regards 2014.

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Maxime Chevallier | Intervention In Situ à ARTEUM, sel sur tomettes  – 2014

J’essaye juste de traduire ce que les matériaux évoquent dans mes mains, de tracer des formes pour comprendre comment elles se constituent. Mais surtout il y a ce moment que je ne maîtrise pas, où je saisis le cadre puis le traverse.

[un travail à découvrir à l’occasion de l’exposition LE DESSIN ET L’OBJET l 20 septembre – 22 novembre 2014 à ARTEUM ]

 

Déambulation

Heyjin Kim

Ce sont des paysages mouvants. Ils se déploient de l’espace dessiné vers l’espace réel. Un territoire se déroule. Dans une invitation à interagir…la fixité du sujet et la mobilité de l’environnement sont tour à tour renversés. Le monde est mis en balance. Un pas lent, imperturbable. Le déroulé des aiguilles d’une horloge. Un cheminement, des boucles.

Née à Séoul en 1984, Heyjin Kim est diplômée à l’Ecole d’art et design en Corée et de l’Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence (DNSEP, 2014 ). Elle obtient en 2013 le Prix Passerelle à ELSTIR.

 

 

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Heyjin Kim | Déambulation- Installation interactive – vidéo d’animation – 2014

Il n’y a donc point eu de temps où tu n’aies fait quelque chose, puisque tu avais fait le temps lui-même. Et aucun temps ne t’est coéternel, puisque tu es immuable, et si le temps participait à cette immutabilité, il cesserait d’être temps.
Qu’est-ce donc que le temps ? Qui pourra l’expliquer clairement et en peu de mots ? Qui pourra, pour en parler convenablement, le saisir même par la pensée ? Cependant quel sujet plus connu, plus familier de nos conversations que le temps ? Nous le comprenons très bien quand nous en parlons ; nous comprenons de même ce que les autres nous en disent.
Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; si je cherche à l’expliquer à celui qui m’interroge, je ne le sais plus. Cependant j’affirme avec assurance, qu’il n’y aurait point de temps passé, si rien ne passait; qu’il n’y aurait point de temps à venir, si rien ne devait succéder à ce qui passe, et qu’il n’y aurait point de temps présent si rien n’existait.

Saint Augustin, Confessions, chapitre 17.2, Livre XlV, trad. Péronne et Ecalle remaniée par P. Pellerin, Nathan, 1998.

 

[une œuvre à découvrir à l’occasion de l’exposition LE DESSIN ET L’OBJET l 20 septembre – 22 novembre 2014 à ARTEUM ]

 

 

Kilmainham Gaol

Nicolas Daubanes

Image du montage, une limaille saupoudrée sur un dessin aimanté : sous nos yeux, le dessin apparaît.

La limaille de fer utilisée dans les dessins, renvoie aux barreaux de prisons, mais aussi aux limes qui permettent l’évasion. Cette matière fine et dangereuse pour l’oeil se dépose par aimantation tandis que le moindre souffle peut faire disparaitre le dessin.

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Nicolas Daubanes | Kilmainham Gaol – poudre d’acier aimanté ( en montage)

Je réalise des dessins avec de la limaille de fer. Je considère cet état de matière comme le symbole des traces d’une évasion : en limant les barreaux de la cellule, nous partirons les mains recouvertes de limaille. Ces dessins représenteront des plans ou des vues intérieures de prisons utopiques, imaginaires.
Les différentes étapes de réalisation de ce projet doivent être soigneusement suivies : le motif choisi doit être, dans un premier temps, découpé dans une feuille « magnétique » puis disposé sur une plaque de métal ; ce n’est qu’après le dépôt d’une feuille de papier blanc sur le dessin en « découpe » dans la feuille « magnétique », que l’on peut répartir la limaille. Cette « poudre » vient alors se plaquer uniquement sur les surfaces de papier en relation avec les parties magnétisées. Une fois mis à la verticale, le spectateur ne perçoit qu’une surface de papier sur laquelle un nuage de poussière ferreuse vient dessiner un tracé, une forme. Ce nuage peut être plus ou moins épais, plus ou moins épars suivant le mode d’application.
L’aimantation pose le dessin en suspension, lorsque la feuille est séparée des aimants ce dernier disparaît, la poudre de métal tombe en ne laissant aucune trace sur le papier.
De ce fait le dessin est par nature éphémère, comme si le motif représenté ne devait être visible qu’un temps donné. Même sans l’idée du décrochage du papier et donc de la chute « provoquée » du métal, le dessin a une durée de vie limitée à quelques dizaines d’années. L’aimantation perdant 2 à 3% par an de sa force d’attraction, le motif se perdra au fur et à mesure … Plus le motif disparaît plus la représentation carcérale est fragilisée, plus l’évasion est envisageable.
Lorsque un détenu planifie son évasion, son projet doit rester uniquement dans son esprit pour demeurer totalement clandestin, aucune inscription ou gravure ne lui sont permises. Mon mode de représentation doit être en corrélation avec cet impératif.
La lente disparition de ces images rentre aussi en correspondance avec le fait de vouloir voir disparaitre ces « hauts lieux » d’enfermement. n.d.

www.nicolasdaubanes.com

 

[une œuvre à découvrir à l’occasion de l’exposition LE DESSIN ET L’OBJET l 20 septembre – 22 novembre 2014 à ARTEUM ]

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