Exposition Kaïros – Desseins

du 31 septembre au 25 novembre 2017

Artistes invités:

Haythem Zakaria l Amandine Simonnet l Takeshi Sumi l Laurent de Richemond l Didier Petit l Pascal Navarro l Elena Modorati l Jean-Marc Forax  l Nicolas Charbonnier l Nidhal Chamekh Anne-Flore Cabanis

 

Commissaires de l’exposition Christiane Courbon et Arafat Sadallah.

 

 

« La nuit, dans le Sud, quand je me lève, je sais qu’il ne s’agit ni du proche, ni du lointain, ni d’un événement m’appartenant, ni d’une vérité capable de parler, ce n’est pas une scène, ni le commencement de quelque chose. Une image, mais vaine, un instant, mais stérile, quelqu’un pour qui je ne suis rien et qui ne m’est rien – sans lien sans début, sans but -, un point, et hors de ce point, rien dans le monde, qui ne me soit étranger. Une figure ? mais privée de nom, sans biographie, que refuse la mémoire, qui ne désire pas être racontée, qui ne veut pas survivre ; présente, mais elle n’est pas là ; absente, et cependant nullement ailleurs, ici ; vraie ? tout à fait en dehors du véritable. Si l’on dit : elle est liée à la nuit, je le nie : la nuit ne la connaît pas. Si l’on me demande : mais de quoi parlez-vous ?

je réponds : alors, il n’y a personne pour me le demander ? »   

M. Blanchot, Au moment voulu.

 

Si l’on devrait traduire le terme grec Kaïros, qui jouait un rôle essentiel dans la pensée et l’épreuve du temps dans l’antiquité grecque, ce ne serait pas avec nos termes usuels se rapportant au temps quotidien.

Ce ne serait pas non plus avec une terminologie plus scientifique ou technique. Nous devrons plutôt nous engager dans une correspondance créative et méditative qui nous situe dans une réelle épreuve du temps.

C’est en chemin vers cette expérience que l’exposition «  Kaïros – desseins  » s’installe au MAC Arteum.

En réunissant des artistes de différents horizons et cultures, il s’agit d’éprouver cette détermination essentielle du temps  : celle du moment opportun ou de l’événement appropriant. C’est-à-dire de l’instant où se détermine le sens de l’histoire – là où se prennent les décisions et où s’ordonne le monde. Que ce soit pour une histoire individuelle ou celle (politique) d’une communauté, l’histoire d’une fiction ou d’une réalité, le Kaïros découvre et donne sens à ce qui existe.

L’exposition «  Kaïros – Desseins  » est un ensemble de chemins créatifs et poétiques qui explorent les multiples rapports entre ce qui donne le temps et ce qui donne l’œuvre. D’une ligne de dessin qui trace et ordonne un espace, à la projection de lumière qui fait voir les multiples sens d’une écriture. De la performance du corps qui se déplace en re-marquant le lieu, aux lignes marquées qui étirent l’instantané photographique pour appeler un passé immémorial… Essais et expérimentations qui traduisent des questions essentielles pour notre présent  ; non pas celui de l’actualité dans laquelle nous sommes dispersés, mais celui de notre recueil

– qui donne sens et vérité à notre histoire.

Chaque artiste éprouve et correspond au temps, à son temps, de manière absolument singulière et unique.

Et cette singularité se traduit dans l’œuvre qu’il ou elle poursuit, à sa manière de s’exposer et de s’interpréter, à sa matérialité et à son esthétique. Et pourtant, l’ordonnancement des œuvres entre elles propose quant à lui une épreuve commune du temps  : le nôtre. Le Kaïros est forcément public, commun, politique, même dans sa dimension la plus intime ou personnelle. C’est ce qui justement met en dialogue des temporalités différentes et des histoires distantes. Chaque œuvre dans l’exposition interpelle d’une part ceux qui la regardent, et d’autre part les autres œuvres qui se tiennent avec elle dans le temps et l’espace. Ainsi l’événement, personnel ou collectif, n’est pas une unité simple, mais une constellation unifiée, et appelle des interprétations multiples.

                                                                                             Arafat Sadallah

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                                                                                          Kairos desseins
Jean-Marc Forax, Photogramme tiré de Kaïros, 2017, vidéo.

 Haythem Zakaria l Amandine Simonnet

Takeshi Sumi l Laurent de Richemond

Didier Petit l Pascal Navarro 

Elena Modorati l Jean-Marc Forax   

Nicolas Charbonnier l Nidhal Chamekh l Anne-Flore Cabanis

 

 

 

 

Du 30 septembre au 25 novembre 2017

Vernissage le 30 septembre, à 12h

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Dans le cadre de la Saison du dessin, initié par Paréidolie, Mac Arteum vous présente une exposition collective.

 

 

 

 

 

 

La temporalité du dessin, le souvenir, la mémoire. Tel est le thème sur lequel porte l’exposition inscrite dans la saison du dessin de Paréidolie. Il s’agit là de faire référence au temps objectif et à la temporalité du dessin, non pas au temps comme sujet du dessin.

A partir d’une réflexion sur la question du rapport intime entre temps (et conscience du temps) et dessin (comme tracé d’une mémoire ou comme figuration d’une durée), il s’agit de mettre en interaction des œuvres appartenant à différents artistes confrontés à cette problématique. Là où la pensée et la création se joignent dans leurs instants fondateurs, une expérimentation engagée à la recherche des conditions de possibilité d’une visibilité esthétique et conceptuelle. Le spectateur est appelé par ces œuvres à sentir et penser en même temps la co-implication de la trace et de la mémoire dans toute perception et dans tout jugement qui ordonne le monde qui l’entoure.

Pour répondre à cette thématique, l’exposition mettra en rapport des œuvres de plusieurs formes et employant deux médiums principaux : le dessin et la vidéo. Les œuvres exposées dialoguent entre elles dans le sens d’un entretien qui impliquerait le regard des spectateurs s’élaborant le temps de la visite.

 

Commissaires : Christiane Courbon & Arafat Sadallah

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Du 2 au 17 septembre 2017

Vernissage le 2 septembre à 12h

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Pour l’occasion des Journées  Européennes du Patrimoine, les jeunes talents sont mis en avant. C’est donc à ce titre que le Mac Arteum, donnera carte blanche à Maureen Quink et Brian Mura. Ces deux sculpteurs récemment diplômés incarneront la nouvelle génération de l’art contemporain dans l’enceinte du château. Les questions du corps et de l’architecture seront abordées.

Maureen Quink fut diplômée avec mention, à l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence en 2014. Elle fera plusieurs expositions tel que «New window» à Marseille, et «  Soigner les formes » à Aix en Provence. Sa pratique artistique questionne la relation au corps et à l’autre, là où le toucher est une appréhension du monde, une expérience à tâtons pour tenter de pénétrer les couches invisibles de la psyché. Ses sculptures tissent la toile d’un corps en torsion fragile et sublimé par la matière. Des fragments dispersés donnant forme au vide, vont dans un jeu de tension et d’équilibre doucement cartographier le domaine des aveugles, où seules les mains sont reines. 

Un domaine qui s’étend jusqu’à la ville de Marseille, car c’est dans l’effervescence de son centre que Brian Mura récolte la matière de ses travaux. Brian bâtit un ensemble charnel et poétique fait de colle, de caoutchouc, de métal et de carton à partir d’un concept : le presque rien. Et c’est en quelques variations brèves avec ce qui semble être rejeté, commun, qu’il crée une torsion à la fois plastique, lexicale et symbolique. Dans un désir d’emprunt à la scène, aux écritures, à la flore, aux minéraux, à la faune, au féminin et à Rebecca Horn, Brian fait tournoyer les thèmes de l’élévation et de la chute, et ceux du délaissement et de la remise en jeu, le fameux recyclage des objets à l’abandon. Sa première monographie est en préparation pour début 2018.

Cette exposition sera l’occasion unique de voir les murs blancs du château envahis par des morceaux de corps ondulés et luisants, telle une mer écarlate venant se briser, puis se déposer lentement dans l’espace. Les vagues de céramique et le caoutchouc vont se côtoyer, comme des ondes se propager, vibrer, et communiquer.

Cliquez ici pour consulter le Dossier de Presse : >>> dossier presseMB3

Exposition du 2 septembre au 17 septembre 2017

Vernissage le samedi 2 septembre à 12h

 

Ouverture exceptionnelle pour les Journées Européennes du Patrimoine le 17 septembre


 

Sortir ici et ailleurs, Pierre Aimar, 24 avril 2017

 

 

Sortir ici et ailleurs, Pierre Aimar, 24.04.17 01

 

Sortir ici et ailleurs, Pierre Aimar, 24.04.17 02

 

My Provence, Avril 2017

 

My Provence, 04.17

 

My Provence, 04.17 02

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Dans « Destinerrance », on entend les mots « destin(ée) » et « errance », deux termes apparemment contradictoires, mais seulement en apparence, car dans la destinerrance, « l’arrivée et la dérive sont inséparables ». Cette notion apparait dans « La carte postale » de Jacques Derrida : « Une lettre arrive-t-elle toujours à destination ? »

 

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Visuel : Ahram Lee, Turn the table, 2012. Boussoles alignées sur table tournante, dimensions variables.

 

Laurent Baude, Jean Bellissen, Pip Culbert, Niki de Saint Phalle, Armelle de Sainte Marie, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, Jenny Holzer, Ahram Lee, Catherine Melin, Guillermo Moncayo, Rabih Mroué, Yazid Oulab, Michel et Nicolas Pincemin, Julien Prévieux, Walid Raad,Lina Saneh (Majdalanie), Maya Schweizer, Zineb Sedira, Jérémie Setton, Pierrick Sorin, Barthélémy Toguo et Yoann Ximenes présenterons des peintures,  sculptures, dessins, photographies, installations, œuvres sonores et vidéos –  certaines issues de collections privées ou publiques et d’autres produites, réactivées ou adaptées pour la circonstance.

 

Rindala El Khoury, invitée par Christiane Courbon à partager le commissariat de cette exposition, dans une réflexion qui répond à ses propres interrogations  sur les concepts de déplacement et de frontière, est l’auteur de The Book and the Stranger, une adaptation théâtrale de Kalila Wa Dimna jouée à New York en 1989 et d’un récit, Eclats de stylo dans un paquet de mouchoirs, paru au Liban en 2009.

Christiane Courbon, critique d’art, responsable de la programmation d’ARTEUM depuis 2012, organise des événements de plus en plus orientés vers le croisement des champs artistiques et les pluralismes culturels. Son action vise à faire côtoyer jeunes artistes émergeants et artistes confirmés.

 

 

Exposition du 13 mai au 8 juillet 2017

Vernissage le samedi 13 mai à partir de 11h30

Inauguration du PAC le 10 juin de 12h-14h. A cette occasion, une restitution du workshop à Lisbonne (échange Erasmus) sera proposée par des étudiants de l’ESAAix, avec des performances.

 

Autour de l’exposition

17 mai 18h30 La troisième rive du fleuve, Conférence d’Alain Chareyre Méjan

30 juin 20h Chants arméniens et chants du monde, Concert chant-piano Méliné Seghomonian &Varduhi Tangalyan

 

 

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Lionel Sabatté est lauréat de ce grand prix qui, depuis 2011, soutient tous les ans un artiste dont le travail est particulièrement représentatif du dessin contemporain dans sa diversité.

 

Dans ses travaux – peinture, dessin et sculpture – Lionel Sabatté questionne la porosité et la complémentarité des supports plastiques qu’il utilise. Il nous prouve que la frontière entre les différents médiums n’a plus lieu d’être.

 

Ses dessins offrent à voir des silhouettes de poussières, de béton, de fer et de bronze oxydés, dans lesquelles on distingue des hommes, des animaux. Ses toiles sont essentiellement composées d’acrylique et de charbon. Ces éléments, dérivés du pétrole et vieux de plusieurs millions d’années, résonnent avec les sujets des tableaux qui évoquent des profondeurs abyssales, parfois des espèces éteintes, et prennent l’aspect de cartographies imaginaires flirtant avec l’abstraction.

 

 

Lionel Sabatté, Caresse boisée, 2016. Charbon, médium acrylique et curcuma sur papier, 120x8cm (Galerie C)Lionel Sabatté, Caresse boisée, 2016.

Charbon, médium acrylique et curcuma sur papier, 120x8cm. © Galerie C.


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