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Suite Arlésienne

Exposition présentée du 12 octobre au 26 novembre 2011   Gabriel Delprat • Gérard Eppelé  •Michel Houssin • Heribert Maria Staub   Présentation de l’exposition   Qui sont-ils ? Où vivent-ils ? Que font-ils ? Pourquoi les avoir rassemblés sous ce titre factice de Suite arlésienne, plus musical que plastique ? Autant de questions auxquelles les expositions présentées à ARTEUM, à la Galerie Alain Paire et à la Galerie du Lézard à Aix-en-Provence apporteront, nous l’espérons des réponses. Celles-ci appartiennent aux visiteurs dans ce partage entre création et regard en miroir, dans l’échange fructueux du dialogue, de la pensée intime.                Pour nous y aider, je voudrais particulièrement insister sur la «nécessaire» et enrichissante lecture des écrits critiques de Florence Laude et Alain Paire qui témoignent tout autant des hommes, de leurs ateliers que de leurs travaux.                La résidence de ces quatre artistes aux confins des Bouches-du-Rhône, vaste département s’il en est, s’est avérée la première raison du montage de cette exposition, qui se veut « thématique » suivant le principe adopté par ARTEUM depuis ces dernières années. Dans ces « limites » élargies à la Camargue, peu de liens se tissent entre les artistes sinon la présence d’Actes Sud comme pôle culturel et soutien à la création. La « Lumière du Midi » et de la présence tutélaire de Van Gogh n’est pas, non plus, une explication de regroupement. Dés lors cette Suite arlésienne quoique géographique peut paraître factice !             Par la suite, en (re)découvrant des travaux plus anciens des uns et des autres autour du corps et du portrait, l’exigence commune d’une pratique quasi ascétique du dessin sur un papier savamment choisi en fonction du trait à y déposer (allant pour Gabriel Delprat jusqu’à la nécessité matérielle et formelle de créer son papier en terme de « support et de surface », richement rehaussés à l’encre ou à l’acrylique), notre choix s’est confirmé. Dans cette Suite, la sculpture vient en « contrepoint ». Elle accompagne par son volume, d’une expressivité particulière à Heribert Maria Staub, cet ensemble dans un tête à tête que nous avons souhaité élargir aux formes et aux animaux qui peuplent la Camargue autour de son atelier.  La présence des artistes est forte, qualitative et amicale. S’il nous est donné de temps à autre de voir ici ou là leurs travaux, de les croiser dans les vernissages aixois ou marseillais, les avoir réunis sur trois lieux aixois est une conjonction et un bonheur à la fois, que nous espérons partager avec vous.         Cette exposition est réalisée en partenariat avec la Galerie du Lézard ainsi qu’avec la Galerie Alain Paire.www.galeriedulezard.blogspot.comwww.galerie-alain-paire.comRetrouvez également des informations sur le site de  Florence Laude : http://imagesentete.blogspot.com    Documents à télécharger Catalogue de l’exposition   Articles de Presse  

Embrasez-vous!

Le 24 septembre (et jusqu’au 15 octobre ) était inaugurée à Arles dans le magnifique espace de la chapelle des Frères Prêcheurs (rue du Dr. Fauton) à deux pas de la librairie Actes Sud prés du Rhône, le 4 ème volet de la suite proposée par Originart autour des quatre éléments (pensons à la même proposition organisée par l’association »Perspectives »). Cette exposition s’intitule « Embrasez vous ! » avec comme une invitation à aller embrasser tous les artistes et leurs travaux tant il sont beaux (les artistes !) et chaleureux (artistes et travaux). Les organisateurs Philippe Hamant et Gérard Nicolet ont su puiser dans le riche répertoire d’artistes qui écrivent-ils dans le catalogue nous ramène toujours à ces rêveries primitives, à ces images aux longues racines, en dépit de la pensée élaborée. On y revoit avec grand plaisir et avec plus d’œuvres majeures Jeanne Gérardin, Joël Lorand invités de la beauté des restes et de traits…très particuliers ici à ARTEUM en 2010. Cités les 16 autres artistes dont Pierre Pélizon, Pierre Manent et dire tout le bien que je pense d’eux prendrait trop de temps. Bref il faut aller là bas à Arles … alors que nous accueillons dés le 12 octobre quatre artistes arlésiens (voir la rubrique exposition)   Pierre Vallauri        

Le labyrinthe ou l’égarement du regard

Exposition présentée du 4 mai au 18 septembre 2011   Jean-Marc Lefèvre • Christophe Péron • Bernard Pourrière •Thomas Sabourin • Max Sauze • Daniel Van de Velde   Présentation de l’exposition   ARTEUM musée d’art contemporain vous invite à un cheminement artistique, à la découverte d’un labyrinthe végétal dans le parc du château de Châteauneuf-le-Rouge. Sur les traces du passé, d’une petite faune, d’insectes et de germinations spontanées, faire résonner à nouveau dans le jardin un peu oublié traces de pas et murmures.                        Six plasticiens en ont jalonné le parcours et, par le biais de leurs créations, dévoilent pour le visiteur les paysages successifs dessinés de main d’homme, contrepoints à la nature environnante, barre dominante du Cengle, contrefort de la Sainte-Victoire.               Christiane CourbonCommissaire d’exposition   Documents à télécharger Présentation et programme de l’exposition   Articles à télécharger La Provence

Mises en Boîtes

Exposition présentée du 9 mars au 16 avril 2011   Paul Duchein •  Marc Giai-Miniet • Jean-Michel Jaudel •Cathy Mouis • Ronan-Jim Sevellec • Pascal Verbena •Lucas Weinachter • Omar Youssoufi   Présentation de l’exposition   La boîte révèle plus qu’elle ne cache. Le contenu prime sur le contenant. L’intérieur se montre comme un avatar en volume de la peinture sur toile. L’œuvre se fait architecture aussi. La mise en œuvre tient du fabricollage comme le dit si bien Max Sauze.                     Après une récolte de hasard d’objets de rebuts, d’images de magazine, ces artistes assemblent, agissent tels des metteurs en « scène ». La boîte devient le … cadre… de scène, sa profondeur, un plateau. L’œil du spectateur se projette au cœur d’une représentation presque palpable, «réaliste», voire «surréaliste», dont le sens et la signification appartiennent ensuite à chacun. Max Ernst, Joseph Cornell, mais aussi Louise Nevelson avec ses grandes architectures faites de «  boîtes noires » superposées, Yolande Fièvre, et plus près de nous Louis Pons (déjà présenté à ARTEUM) sont les piliers fondateurs de ce courant artistique et poétique.                 Les créateurs d’aujourd’hui sont trop rares à mon sens à aborder ces rivages sensibles. C’est pour cela et dans une logique de continuité avec l’exposition La beauté des restes présentée à ARTEUM en octobre 2009, que ce projet est né. Le succès rencontré par la beauté… devrait se renouveler, du moins je l’espère. C’est une promenade ludique à laquelle j’invite le visiteur. Place aux questionnements certes mais aussi aux rêves et à l’émerveillement.                 Pierre VallauriCommissaire d’exposition Documents à télécharger Catalogue de l’exposition

Zineb Sedira au MAC Marseille

  Une très belle exposition rétrospective associant photographies et installations vidéos au service d’une réflexion sur les racines franco algériennes de l’artiste.A voir absolument !« Les rêves n’ont pas de titre » MAC Marseille jusqu’au 27 mars 2011 69 Avenue d’Haïfa, 13008 Marseille Site officiel de l’artiste http://www.zinebsedira.com/   Yves Lévêque

Marc Perez

C’est une invitation à vous rendre… toutes affaires cessantes ! à la Chapelle du Grand Couvent à Cavaillon voir l’exposition des œuvres de Marc Perez : peintures, gravures au carborundum, et sculptures. La galerie Richard Nicolet art contemporain (hors ses murs ! si je puis dire) a réuni là un ensemble de travaux remarquables qui ne laissent pas indifférents. L’espace habituel de la galerie (et bien avant, celui de la galerie Berlioz) n’avait pas permis de découvrir les grandes sculptures et peintures qui sont présentées là… dans un écrin !   Faites de matériaux « pauvres », la force émotionnelle qui se dégage des sculptures est d’autant plus forte. Dans leur apparente fragilité, ces personnages hauts perchés sur leurs frêles membres de métal, comme momifiés dans des bandelettes, la tête regardant toujours vers un ciel improbable, nous renvoie à notre propre existence. Une errance faite d’incertitude, de déséquilibre, d’interrogation. Pas réjouissant me direz-vous ? Au contraire, le questionnement et la beauté sont au rendez vous. Qu’espérer de plus pour avancer. Exposition jusqu’au 31 décembre 2010 tous les jours sauf mardi et dimanche de 13 h à 18h.   Pierre Vallauri

Résonance

  Exposition présentée du 19 novembre 2010 au 28 février 2011   Claude Garanjoud • Curt Asker   Présentation de l’exposition   Mettre en résonance l’œuvre de deux artistes, croiser leurs recherches plastiques, en connivence avec les lieux qui les accueillent, voilà l’essentiel d’une exposition en trois volets qui se présente comme un hommage au peintre de Villeneuve-les-Avignon, Claude Garanjoud, décédé en décembre 2005, auquel s’associe, par touches minimales, l’artiste suédois Curt Asker. Si certains points peuvent sembler a priori les rapprocher -leur liberté, avant toute chose, qui les a toujours tenus en marge des courants- il ne faut cependant pas se méprendre sur la proposition qui est faite ici. En toute singularité, chacun se définit dans une démarche, un travail, une conception de l’espace et du temps, qui lui sont propres. Et c’est bien là tout l’intérêt de cette confrontation douce.   Claude Garanjoud (1926- 2005), c’est le peintre des grandes toiles libres épris de lumière, d’espace et d’étendues infinies. Le peintre du sublime et de la grandeur, du silence et du vide, dans une quête perpétuelle de spiritualité. Qui pense l’acte de peindre en philosophe, exigeant et sans compromis. Approcher l’œuvre de Garanjoud, c’est toucher l’éternité, entrer en communion avec le cosmos.              Curt Asker, qui se définit davantage comme un peintre et un dessinateur que comme un sculpteur, dessine dans le paysage et cherche à « donner une peau à l’air. » Il prend appui sur le réel, puis s’en éloigne. Sans jamais tomber dans la narration, il est celui qui donne à voir l’infime détail. Il interrompt notre course, désigne ce quelque chose qui nous est donné, comme une grâce qu’on nous accorde et que, dans notre hâte, nous risquions d’ignorer. Il semble avoir gardé, au fil des années, la capacité d’émerveillement de l’enfance.                 Il vient, il voit, il fait. Et tout alors devient évident. Dans ce parcours-exposition en trois volets, il fait dialoguer ses œuvres poétiques, aquarelles destinées à s’élever dans le ciel, dessins suspendus finement découpés dans l’acier, berceaux de notre regard, avec celles du peintre des transparences et des profondeurs. On est dans ce moment de basculement où le regard qui les rencontre, l’espace qui les reçoit, l’œuvre elle-même, participent de la même construction, en résonance.   Christiane CourbonCommissaire d’exposition Documents à télécharger Dossier de Presse de l’exposition

François de Asis, des voix en peinture

François de Asis, Yves Bonnefoy : c’est une histoire qui remonte au début des années 1990. Le peintre éprouve une admiration profonde pour le poète. Une admiration qui a donné lieu à une rencontre, puis à une amitié au point d’aboutir à un travail en commun, la réalisation d’un livre, « La pluie d’été », des variations sur le thème du « Barrage Zola », qui accompagnent de nouveaux poèmes… Donner à vivre, réinventer un espoir, tel est le credo que l’invité des Ecritures croisées, ce dernier week-end de novembre, a largement développé, à la Cité du Livre, dans un amphithéâtre bondé. Credo que François de Asis emprunte depuis longtemps comme la voie -la voix- de sa peinture, faite d’immédiateté, de relation intime et de proximité avec le réel qu’il s’approprie et montre sous un jour différent. « On écrit avec une voix vivante à l’intérieur de soi » affirme le poète, dans son cheminement pour « la reconquête du Je par opposition au moi. » Il est plus que probable qu’en François de Asis, la peinture soit dictée par cette même voix. La venue d’Yves Bonnefoy à Aix est l’occasion de dévoiler une partie de cette connivence, à la galerie Vincent Bercker -et, plus brièvement, dans celle de Christophe Dejaune. Qui, dans ces touches de matière colorée, opaque, dense, ces harmonies de teintes si singulièrement abordées, peut reconnaître les abords de Sainte Victoire ou bien ceux de Venise ? Des lieux si fortement connotés, imprimés dans une mémoire quasi-collective, quel serait l’intérêt d’en proposer -encore- une nouvelle figuration immédiatement reconnaissable ? François de Asis, humblement, sincèrement, nous montre une autre réalité, par le filtre de sa propre réalité picturale. « Nous voilà déracinés de nos références traditionnelles » exprime Denis Coutagne. Et nous voici confrontés, dans une méditation silencieuse devant chacune de ses toiles, à ce va et vient entre notre connaissance consciente des lieux et les surgissements que la peinture convoque. François de Asis, peintures Galerie Vincent Bercker, 10 rue Matheron 13100 AIX EN PROVENCE Jusqu’au 24 décembre.   Christiane Courbon  

Entre Elles

Exposition présentée du du 15 septembre au 15 octobre 2010   Pauline Bétrancourt • Anne-Lise Broyer • Magali Latil • Sophie Menuet • Marie Thébault   Présentation de l’exposition   ARTEUM musée d’art contemporain et Voyons Voir – art contemporain et territoire présentent l’exposition Entre [Elle(s)] dont le propos réside dans le désir de croiser et rencontrer les pratiques et les regards de cinq artistes féminines.   A priori, rien de très original, cela s’est fait et se refera au fil du temps. Néanmoins ce que chacune revendique ce n‘est pas son appartenance au même genre mais plutôt une approche attentive du paysage et de ce qui le constitue. Il est question de territoires singuliers à définir et à explorer comme l’on déroule le fil d’Ariane pour découvrir des univers fantasmatiques, des mondes imaginaires, des monts et des merveilles. Le fil est ténu, le pli délicat, la couture fragile, le point oublié ou compté laisse transparaître le blanc, l’oubli, le dissimulé. Sous la surface arasée, le relief égratigné cache ce qui ne peut ou ne sait se dire. Le dessin trace et efface, il accuse parfois et griffe comme une légère blessure. Les formes affirment ou se diluent, la couleur pénètre là où le regard s’évade.              Pauline, Anne-Lise, Magali, Marie, Sophie fredonnent et jouent une partition à dix mains, elles investissent les salles, le corridor, chorégraphient les murs, brodent les plafonds, explorent les coins et les creux, inventent une carte du tendre dans laquelle les règles sont incertaines et floues. Elles se rejoignent au hasard d’un angle, d’une courbure, d’une lacune. La transparence et les jeux de lumière à l’échancrure d’une fenêtre accroche le regard, laisse filer le songe. Dans l’entre-vision la forme illusoire ou réelle dune montagne chère s’évanouit dans l’opalescence du soleil de midi, de minuit.           Ariane tient le fil de Pénélope qui tisse le voile de l’attente et de l’espoir sur le métier inlassablement recommencé.Magali croise et unit les limites, réduit la fuite à la marge, Sophie condense la forme, la corsette puis la laisse s’épancher dans les silhouettes d’un théâtre d’ombre. Anne Lise efface, amenuise, renforce, dilue l’ombre dans la lumière et la lumière dans l’ombre. Marie invente une mythologie féerique et mystérieuse, Pauline assigne à la peinture une intensité dramatique dans des formes énigmatiques au charme étrange et ambigüe.       En avant premières des journées du Patrimoine, cette exposition est un contrepoint à la proposition de découverte des trésors inaperçus ou inattendus des architectures de Bastides du Pays d’Aix et invite à pénétrer dans l’atmosphère surannée et insolite du Musée Arteum. En suivant la rampe, en montant les étages « O, vous qui passez sans me voir », osez une incartade et vous serez séduit, puis en quittant les lieux poursuivez votre chemin pour découvrir les oeuvres d’Anne-Lise Broyer résultant de sa résidence d’été au domaine viticole de Saint Ser à Puyloubier.   Bernadette Clot-Goudard Directrice artistique de Voyons Voir   Documents à télécharger Dossier de Presse de l’exposition  

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