L’Envers du réel
Une exposition de la galerie Parallax.
Artistes exposés :
Florence Verrier
Jean Larive.
MAC ARTEUM présente une exposition de la galerie Parallax, commissariat de Florence Verrier sur une invitation de Christiane Courbon. Réalisée dans le cadre des Journées européennes du patrimoine 2026 sur les thèmes « Patrimoine de la photographie » et « Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer ».
Et si le réel n’était qu’une image parmi d’autres, une projection parmi tant de possibles ?
L’Envers du réel réunit deux univers qui, chacun à leur manière, s’attachent à faire vaciller nos certitudes sur ce que nous appelons le monde – et sur ce que nous choisissons d’en garder.
D’un côté, les Doux fantômes : des présences suspendues, des silhouettes qui hantent le visible sans jamais tout à fait s’y fixer, entre mémoire et disparition – traces à peine retenues avant de s’effacer tout à fait. De l’autre, les Fragments d’Osvaldo: un personnage inventé de toutes pièces, qui aurait pu traverser les pages de Jules Verne, et qui vient aujourd’hui se glisser dans les interstices de l’Histoire – la réécrivant, la détournant, l’habitant à sa manière.
Ces deux démarches se répondent : l’une convoque ce qui s’efface, l’autre invente ce qui n’a jamais existé. Ensemble, elles dessinent un même geste – celui de retourner le réel comme un gant, d’en révéler la doublure fictionnelle, le négatif, l’ombre portée. Face à ce qui menace de disparaître, il reste toujours plusieurs voies : le regarder à nouveau pour qu’il continue d’exister, refuser qu’il s’efface tout à fait, ou lui inventer une suite quand la mémoire elle-même vient à manquer.
Au cœur de l’exposition, une pièce a été transformée en camera obscura..
Le visiteur y pénètre, et le monde extérieur s’y projette, inversé, tremblant, presque irréel – image en négatif de ce qu’il vient de quitter. C’est là, littéralement, que se loge l’envers du réel : un lieu où l’on entre pour voir le dehors autrement, où la lumière elle-même raconte une autre histoire.
Entre fantômes et fictions, mémoire et invention, cette exposition invite à traverser le miroir – non pour fuir le réel, mais pour mieux en éprouver l’épaisseur, les plis, et tout ce qu’il continue de nous cacher.


