Expositions passées

Programmation – Le chez soi et l’ailleurs. L’autre côté du rêve

Si les changements de programme imposés par les intempéries le soir du vernissage de l’exposition « Le Chez Soi et l’Ailleurs. L’autre côté du rêve » vous ont empêché d’en découvrir tout le contenu ou si tout simplement vous n’avez pu être présents, ARTEUM Musée d’Art Contemporain  vous propose des visites exceptionnelles le weekend du vendredi 31 Mai au dimanche 2 Juin dans le cadre de l’évènement :   « Rendez-vous aux jardins »     Voici donc le programme de ce weekend qui s’annonce riche en surprises et découvertes artistiques :   Vendredi 31 Mai : « Le Voyage de Pitheas »   Rendez-vous au Musée dès 16 h, si vous le souhaitez, pour une visite commentée des œuvres exposées à l’intérieur, suivie d’une visite libre dans le parc du Château.   Que vous soyez arrivés à 16 h ou plus tard :   A 17 h se tiendra dans le parc -si le temps le permet, dans la parcelle ou se situe l’œuvre de Joël Belouet « Qr-flowers » une conférence à deux voix, avec Jean Cristofol*, philosophe, et Lionel Conq**, marin et capitaine de la Goelen, qui prépare un voyage sur les traces de Pitheas.   Les Grecs sont les premiers à avoir entrepris de voir et de mesurer le monde, de le représenter et d’en dresser la carte. C’est la tentative de voir l’Invisible et d’inventer un point de vue virtuel qui double notre vision de bipèdes ancrés dans le sol. D’une certaine façon, le GPS et les technologies de géolocalisation se situent dans le droit fil de cette aventure. Pitheas, astronome et marin, qui calcula la latitude de Marseille et navigua jusqu’à Thulé, l’Islande, en est une figure majeure.   * Jean Cristofol, Professeur de philosophie, épistémologie http://www.ecole-art-aix.fr/ ** Lionel Conq http://www.goelen.org/   Conférence : Entrée libre sur réservationAccès libre dans le parc à toute heure     Samedi 1er Juin : rendez-vous successifs et déjeuner sur l’herbe.   Vous pouvez choisir de nous rejoindre au moment qui vous convient, de vous joindre à nous pour une étape ou deux ou trois, de vous échapper, de revenir….   11 h : « Marché Noir et extraits » – Intervention dansée du G.U.I.D* programmée par la Ville de Châteauneuf-le-rouge dans le parc du Château dans le cadre des Après-midis aux jardins.   12 h : Après l’intervention dansée du G.U.I.D, visite libre du labyrinthe et de ses installations en présence de Christian Geschvindermann, l’un des membres fondateurs du collectif d’artistes CABANON VERTICAL, et de Maxime Hortense Pascal, auteur de « Nostos », poème écrit dans le cadre d’une commande d’ARTEUM pour l’installation « Au risque de se perdre » (CABANON VERTICAL) autour du voyage et de la figure d’Ulysse.   12 h 30 sera l’heure de l’apéritif, suivi pour ceux qui le souhaitent d’un pique-nique sorti du sac et d’une promenade libre dans le parcours d’art contemporain.   Enfin, le Musée ouvrira ses portes à 14 h pour proposer à ceux qui désirent prolonger la balade ou découvrir les œuvres une visite de l’exposition « Le Chez Soi et l’Ailleurs ».   *G.U.I.D – Groupe Urbain d’Intervention Dansée du Ballet Preljocaj Dans le cadre du Printemps de la Danse et des Après-midis aux jardins. Crée en 1998, le G.U.I.D sillonne la région PACA dans des lieux inattendus pour présenter des extraits de chorégraphies d’Angelin Preljocaj et faire découvrir la danse contemporaine au plus grand nombre. Au programme, des extraits de spectacles de 1985 à aujourd’hui, reflétant plus de 25 ans de répertoire.   Entrée libre  

Traits…Intimes

  Exposition présentée du 21 novembre au 22 décembre 2012   Fred DEUX • Sophie De GARAM • Christine BONDUELLE • Catherine DUCHENE • Denise FERNANDEZ- GRUNDMAN • Kamel KELIF • Louise LEFORT • Delphine POITEVIN • Alain PUECH • Georges RINAUDO • Pierre SALVAN • Xavier SPATAFORA   Présentation de l’exposition   L’exposition Traits….intimes que le musée Arteum accueille fin 2012 prolonge trois expositions précédentes dédiées au dessin: « Noir sur blanc » en 2007, « Traits…confidentiels », en 2008 et « Traits… très particuliers » en 2010. On pourrait glisser un peu vite sur le jeu de mots et n’y voir qu’une allusion aux titres des expositions antérieures si, les artistes que nous avons rencontrés et invités pour cette exposition, n’y avaient tous accordé une attention particulière, à l’exemple de Pierre Salvan qui, nous accueillant chez lui, disait que l’exposition l’intéressait dans la mesure où elle était axée sur le trait, que nous faisons chacun un trait différent, certains dans l’abstraction, d’autres dans la figuration, et que ces travaux là peuvent se mêler et se parler. Xavier Spatafora, nous a quant à lui confié qu’il souhaitait s’approprier la notion d’intimité, et plus encore la notion d’oeuvre intime, parce qu’entrer dans l’intimité du travail de l’artiste, c’est accéder à ses oeuvres en devenir. L’exploration des parcours des artistes contemporains qui dessinent, fera apparaître, la multitude des approches et la singularité des parcours qui empêchent de contenir le dessin dans une définition unique, donnée une fois pour toutes, et surtout plus comme une pratique mineure par rapport à la peinture.   Nous avons demandé aux onze artistes invités de dessiner ou de sélectionner dans leurs travaux, ceux pour lesquels ils reconnaîtraient de façon plus aiguisée ce que l’on nomme l’intime, une intériorité superlative, ce qui existe au plus profond d’un être et dont un dessin peut témoigner. Il en est des traits du dessin, comme des traits du visage, comme des traits de la personnalité, ils attestent de la diversité de la proposition plastique et des expériences vécues. « Traits… intimes », est un titre au pluriel. Alain Puech, se consacre depuis 2008 à dessiner chaque jour un autoportrait, explorant l’intimité de l’être à travers les variations des mises en jeu graphiques que le quotidien renouvelle. Le je qui se regarde ainsi, finit par explorer le trait, autant que ses traits. Georges Rinaudo, comme Alain Puech, dessine au quotidien, son univers familier, maison, mobilier, jardin, comme il le voit et il semble le méditer, trait à trait, en le traçant sur le papier. Lorsque j’interrogeai Denise Fernandez-Grundman, sur l’origine des portraits qu’elle dessine et grave, elle répondit que tous ces visages lui étaient intimes, qu’ils sortaient tous d’elle, de ce qu’elle avait vu, imaginé, et que leur représentation passait à travers sa main, émergeant, pour ainsi dire, de l’enchevêtrement de traits qui les compose, sachant qu’aucun modèle ne pose jamais pour elle. Kamel Khélif travaille à partir du hasard de la tache et de la mémoire, et revient, par le dessin en train de se faire, métaphoriquement, discrètement, à sa propre histoire. Catherine Duchêne, prélève au réel des signes graphiques, qu’elle recompose dans une démarche plus personnelle, expressionniste. Louise Lefort, inspirée par la bande dessinée, travaille en noir et blanc en très grands formats, dessine de mémoire des personnages de son univers intérieur, comme un romancier de roman noir. Ses personnages, campés frontalement, interpellent notre intimité en dévoilant la leur.   Le dessin contemporain a désormais acquis une finalité en soi. Il retrouve un sens qui lui était premier, donné par l’étymologie, associant « dessin » et « dessein », confondant le geste de dessiner avec l’intention. Il tient aussi bien du geste que de la pensée. Delphine Poitevin intervient au moyen d’une palette graphique sur des photos qui prennent parfois en compte l’espace dans lequel elle vit, son quartier, parfois l’espace où elle montre son dessin; c’est le cas pour cette exposition où il sera projeté sur les murs d’une salle du musée. Son dessin est un geste, il ne procède pas d’une image mentale préformée, mais il émerge, au fil d’une pensée mouvante, pareil à un tissu il se forme progressivement, fibre après fibre, trait à trait.   Le dessin contemporain établit de nouveaux rapports entre le mouvement, l’espace et le temps, et le tracé de la ligne, se faisant signe, il s’inscrit sur le support comme une écriture particulière. Pierre Salvan, qui définit son dessin comme une abstraction lyrique, cite Paul Klee : « écrire et dessiner sont identiques en leur fond » ; son trait, c’est la trace, l’évocation, le suggéré, mais non l’imposé. Sophie de Garam explore les matières, superpose les papiers, les encres, les traits. Son dessin est une ligne cursive qui, en courant sur la feuille encercle ou contourne, crée des ligatures entre les signes. Dans le mouvement, il acquiert de l’énergie et du sens dans lequel la poétesse Christine Bonduelle vient écrire son texte, inspiré de la Genèse et d’équations mathématiques, à même le dessin, validant la proposition de Klee. Fred Deux qui est à la fois un dessinateur et un écrivain proche du surréalisme, ami de Klee, a lui aussi étroitement associé la pratique de l’écriture et du dessin. Ses dessins, parfois gravés par sa femme Cécile de Reims, sont peuplés d’êtres fantasmagoriques, étranges figures d’un double hanté par éros et thanatos.   Kamel Khélif me disait l’autre jour : « on s’éloigne pour regarder une peinture, on se rapproche pour regarder un dessin. Un dessin, c’est forcément intime, c’est un chuchotement, alors que toutes les peintures sont un cri ! ».   Florence Laude Commissaire associée de l’exposition (extrait du catalogue de l’exposition) Retrouvez l’ensemble des entretiens réalisés par Florence Laude et Pierre Vallauri sur http://imagesentete.blogspot.fr   Documents à télécharger Présentation de l’exposition   Articles de Presse

Le chez soi et l’ailleurs (2012)

  Exposition présentée du 23 mai au 28 juillet 2012   Joël Belouet • Alain Brunet • Sandro Della Noce •Pascale Mijares • Olivier Nattes • Benoît Rassouw    Présentation de l’exposition   Peut-on totalement larguer ses amarres pour la fascination d’un ailleurs ? Peut-on se sentir chez soi ailleurs ? Six artistes  installent leurs créations dans les salles d’Arteum musée d’art contemporain et dans le parc de l’Hôtel de Ville de Châteauneuf-le-rouge.   Cette année, ils s’interrogent sur la thématique du voyage, entre rêve et ancrage dans la réalité. L’Homme, dans un entre-deux permanent, oscille entre désir d’évasion et attachement à ses racines. L’exposition nous parle d’aspirations à un Eldorado chimérique, d’exil décidé ou subi, de nomadisme, d’une confrontation entre réel et espaces virtuels, mais aussi d’aires de repos.               Les installations des plasticiens exposées dans le parc nous invitent à une itinérance parsemée de pauses et dévoilent à notre regard des éléments du paysage insoupçonnés. Pensées dans l’objectif de rester in situ en 2013, ces oeuvres continueront le voyage tout en s’appropriant l’endroit où elles sont implantées comme leur chez soi, soumises aux éléments et à la nature qui évoluera autour et avec elles.             Laissons libre cours à la promenade, à l’errance artistique, et pourquoi pas à un déjeuner sur l’herbe.   Christiane CourbonCommissaire de l’exposition   Documents à télécharger Dossier de Presse de l’exposition   Articles de Presse Revue de Presse de l’exposition            

Jean-Jacques Surian. De l’anecdote à l’universel, 1960-2011

Exposition présenté du 4 avril au 2 mai 2012 Jean-Jacques Surian   Présentation de l’exposition   Jean-Jacques Surian, l’oeuvre d’une vie, une vie à l’oeuvre.   Jean-Jacques Surian présentait en avril 2012 à Arteum musée d’art contemporain une soixantaine d’œuvres, peintures, dessins, objets, ainsi qu’une vidéo des carnets de dessin préparatoires réalisés durant les cinquante dernières années.Cette exposition, conçue pour accompagner la publication aux Editions Autres Temps d’un important ouvrage monographique qui consacre 50 années de peinture, a bénéficié de la venue d’un public particulièrement intéressé, notamment lors de la visite commentée par l’artiste le samedi 21 avril.         « Jean-Jacques SURIAN de l’Anecdote à l’Universel 1960-2010 », 370 pages, format 21 x 27 cm, couverture cartonnée, dos toilé, avec des textes critiques de Jean Arrouye, Christiane Courbon, Michel Guérin et Yves Michaud, est un livre ouvert sur la vie artistique et la vie d’homme de l’artiste Marseillais.               L’exposition vient de se terminer. C’est à présent la GALERIE VINCENT BERCKER à Aix-en -Provence, 10 Rue Matheron, qui prend le relais avec une exposition de dessins du 3 mai au 2 juin.Du 11 mai au 29 juillet, exposition « L’enfer du décor » au Garage à Béthune.A partir du 5 juillet la galerie Anna-Tschopp, 197 rue Paradis à Marseille, présentera un ensemble de 12 oeuvres inédites sur papier de 1988/89, dont un pastel de 100 x 280.                  Voici un bref entretien passé avec celui qui se considère comme un « farouche indépendant » attaché à « l’aventure en solitaire » dans l’atelier et, pour les plus curieux, des extraits du texte que j’ai rédigé pour la monographie, résultat de mes aller-retour à l’atelier de Jean-Jacques Surian. CC: Cette monographie de 370 pages présente 1 000 reproductions d’œuvres, de 1960 à 2011. JJS: Le livre est fini, il est beaucoup plus fourni en pages et images que la première maquette de départ: avec Martin Carrese le graphiste, un de mes anciens élèves, une entente parfaite et un résultat au delà de la pensée la plus optimiste. J’avais besoin d’un outil de référence pour la compréhension de mon travail dont les thèmes se succèdent sans pour autant s’opposer, car les expositions n’ont jamais montré que des fragments ou certains thèmes. CC: A Arteum, tout l’espace, salle par salle, est consacré à une présentation chronologique de votre travail, jusqu’aux toutes dernières oeuvres.JJS: La chronologie dans l’exposition est là pour accompagner le livre, elle permet de voir certains originaux, jamais ou peu montrés, confronter des thémes et des époques. Ce qui avait été fait plus modestement à la galerie Athanor en 1993 pour la sortie de la 1ère monographie. La configuration du musée avec ses salles indépendantes s’y prétait. Trente toiles, vingt grands dessins, des autoportraits récents et des oeuvres de 2011 de la série « La vie en société. » Le choix s’est porté sur de grands formats qui « tiennent »chacun un mur et sont emblématiques des périodes choisies.   Christiane Courbon     Documents à télécharger  Entretiens extraits de la monographie de Jean-Jacques Surian          

Berbiguier porte toute l’intensité de l’humanité

C’est d’un geste qu’il porte en lui-même que Berbiguier fait surgir toute l’humanité. Jusqu’au 22 octobre, du mardi au vendredi de 14 h à 19 h et samedi de 10 h à 19 h : Galerie Ardital, 10 avenue Philippe Solari, dessins sanguines et mines de plomb. 04 42 28 78 60 et 06 03 73 08 69.Jusqu’au 29 octobre, avec Gérard Eppelé (dessins) et Héribert MariaStaub (sculptures), Galerie du Lézard, 1523, chemin de la Pierre de Feu, pastels et huile. 06 12 23 35 03.   A le voir arriver, quelque peu ombrageux, le regard porté vers un lointain dont lui seul connaît les profondeurs, on pourrait l’imaginer, solitaire, replié sur lui-même, peu enclin à la communication. Et puis, le contact se fait et alors, le regard s’adoucit, revient de ces ténèbres pour nous inaccessibles. La parole se délie. On découvre un être sensible rempli d’humilité, entre délicatesse innée et rudesse apparente, qui porte à celui auquel il s’adresse comme une bienveillance, pourtant sans complaisance. Raymond Berbiguier est ainsi. C’est dans la gestuelle ample qui accompagne chacune de ses phrases comme pour mieux en envelopper-développer le contenu, qu’on devine, plus qu’on ne découvre, le geste de l’artiste capable de dépeindre, avec une infinie tendresse, la condition humaine dans sa diversité, avec toute l’intelligence de ceux qui l’ont côtoyée au plus près. De chaque portrait, de chaque corps qu’il dissèque et révèle, surgit la part d’ombre et la part de lumière, la souffrance et la quiétude, le sourire et le désespoir, la force et la fragilité : la thèse et l’antithèse de toute l’humanité. Le visage ébauché semble d’abord illustrer le réel visible et puis dans une superposition des couches, carbone et sanguine, pastels mêlés et savamment travaillés, matières triturées, malaxées comme pour remodeler le monde, le visible se distord, se déforme, se dissout pour faire naître un autre réel sans doute, mais celui qui n’est perceptible qu’à l’acuité d’un regard exercé aux turbulences de la vie. C’est de toute la sincérité intérieure qui l’habite, de tout son être et son vécu probablement, que Raymond Berbiguier extirpe, plus qu’il ne dessine, ses personnages singuliers, d’une indicible intensité. Christiane Courbon

Anaïs Belmont : la vidéo dans l’héritage de la grande peinture

Nouveaux regards de l’école supérieure d’art d’Aix-en-Provence. Du 10 octobre au 29 décembre 2011, six étudiants diplômés de l’École supérieure d’Art Félix Ciccolini d’Aix-en-Provence, sont invités à s’approprier à tour de rôle l’abri du jardin de l’Atelier de Cézanne, en y exposant leurs œuvres. Ce rendez-vous, intitulé « Nouveaux regards », a été initié en 2010 par l’Office de Tourisme d’Aix-en-Provence. Michel Fraisset, directeur de l’Atelier Cézanne et Gabriel Maginier, conférencier en histoire de l’art, en ont concocté le projet qui se trouve reconduit cette année. Une initiative qui donne à ces jeunes talents l’impulsion de départ dans leur vie d’artiste, en leur permettant de présenter leurs ?uvres dans un lieu chargé de mémoire. Calendrier :Anaïs Belmont du 10/10 au 20/10.Joël Bélouet du 24/10 au 3 /11.Vernissage le 24 octobre à 18h.Younes Baba-Ali du 7/11 au 17/11. Vernissage le 7 novembre à 18h.Lionel Montenot du 21/11au 1er/12. Vernissage le 21 novembre à18h.Louise Lefort du 5/12 au 15/12. Vernissage le 5 décembre à 18h.Natacha Gomet du 19/12 au 291/. Vernissage le 19 décembre à 18h.Atelier de Cézanne 9 avenue Paul Cézanne 13100 AIX EN PROVENCE 04 42 21 06 53www.atelier-cezanne.comwww.ecole-art-aix.fr     Dans l’immaculé d’un drap harmonieusement disposé, se love une belle dormeuse qu’on croirait immobile, flottant dans l’espace, comme en apesanteur . On est, derrière le rideau noir qui voile l’accès au cabanon du jardinier Vallier, dans une autre temporalité, des questionnements nés dans les siècles passés et traités de façon contemporaine : Anaïs Belmont propose une œuvre d’une infinie poésie, d’une picturalité proche de celle de la peinture. Une photographie ? Approchons-nous et prenons le temps. Ce temps sur lequel Anaïs a décidé de s’attarder… Baignés de sérénité, concentrés et retenant notre souffle, nous percevons alors celui, régulier et discret, qui anime le sommeil léger dans lequel le modèle est plongé. Le modèle est bien vivant.Anaïs raconte comment lui est venu le déclic : « Un jour, j’ai trouvé un ami, endormi dans une position picturale. Le poing levé comme pour un départ en guerre, mais le visage apaisé. Il évoquait un tableau. Cela faisait quatre ans que je travaillais la peinture et je n’avançais plus. Je me suis dit : je dois m’orienter vers la vidéo. » Faire mûrir le projet… Il lui a fallu résoudre les questions matérielles basiques. Le nu, sa sensualité, mais une certaine pudeur du sommeil. D’où l’idée, pour voiler la nudité, du drapé que la lumière est venue modeler : la peinture arrivait, dans la veine des baroques, dans l’exploration des clairs obscurs, une filiation plus ou moins consciente dans la droite ligne du Caravage, de Georges de La Tour. La peinture baroque traitée par un médium contemporain. Un travail d’une grande exigence pour la jeune artiste, mais l’exigence est aussi du côté du spectateur : il faut savoir patienter, curieux, guetter parfois le battement du cœur dans la jugulaire. Anaïs a conçu 7 dormeurs. Projetée à taille réelle, l’œuvre est émouvante. Christiane Courbon.

Suite Arlésienne

Exposition présentée du 12 octobre au 26 novembre 2011   Gabriel Delprat • Gérard Eppelé  •Michel Houssin • Heribert Maria Staub   Présentation de l’exposition   Qui sont-ils ? Où vivent-ils ? Que font-ils ? Pourquoi les avoir rassemblés sous ce titre factice de Suite arlésienne, plus musical que plastique ? Autant de questions auxquelles les expositions présentées à ARTEUM, à la Galerie Alain Paire et à la Galerie du Lézard à Aix-en-Provence apporteront, nous l’espérons des réponses. Celles-ci appartiennent aux visiteurs dans ce partage entre création et regard en miroir, dans l’échange fructueux du dialogue, de la pensée intime.                Pour nous y aider, je voudrais particulièrement insister sur la «nécessaire» et enrichissante lecture des écrits critiques de Florence Laude et Alain Paire qui témoignent tout autant des hommes, de leurs ateliers que de leurs travaux.                La résidence de ces quatre artistes aux confins des Bouches-du-Rhône, vaste département s’il en est, s’est avérée la première raison du montage de cette exposition, qui se veut « thématique » suivant le principe adopté par ARTEUM depuis ces dernières années. Dans ces « limites » élargies à la Camargue, peu de liens se tissent entre les artistes sinon la présence d’Actes Sud comme pôle culturel et soutien à la création. La « Lumière du Midi » et de la présence tutélaire de Van Gogh n’est pas, non plus, une explication de regroupement. Dés lors cette Suite arlésienne quoique géographique peut paraître factice !             Par la suite, en (re)découvrant des travaux plus anciens des uns et des autres autour du corps et du portrait, l’exigence commune d’une pratique quasi ascétique du dessin sur un papier savamment choisi en fonction du trait à y déposer (allant pour Gabriel Delprat jusqu’à la nécessité matérielle et formelle de créer son papier en terme de « support et de surface », richement rehaussés à l’encre ou à l’acrylique), notre choix s’est confirmé. Dans cette Suite, la sculpture vient en « contrepoint ». Elle accompagne par son volume, d’une expressivité particulière à Heribert Maria Staub, cet ensemble dans un tête à tête que nous avons souhaité élargir aux formes et aux animaux qui peuplent la Camargue autour de son atelier.  La présence des artistes est forte, qualitative et amicale. S’il nous est donné de temps à autre de voir ici ou là leurs travaux, de les croiser dans les vernissages aixois ou marseillais, les avoir réunis sur trois lieux aixois est une conjonction et un bonheur à la fois, que nous espérons partager avec vous.         Cette exposition est réalisée en partenariat avec la Galerie du Lézard ainsi qu’avec la Galerie Alain Paire.www.galeriedulezard.blogspot.comwww.galerie-alain-paire.comRetrouvez également des informations sur le site de  Florence Laude : http://imagesentete.blogspot.com    Documents à télécharger Catalogue de l’exposition   Articles de Presse  

Embrasez-vous!

Le 24 septembre (et jusqu’au 15 octobre ) était inaugurée à Arles dans le magnifique espace de la chapelle des Frères Prêcheurs (rue du Dr. Fauton) à deux pas de la librairie Actes Sud prés du Rhône, le 4 ème volet de la suite proposée par Originart autour des quatre éléments (pensons à la même proposition organisée par l’association »Perspectives »). Cette exposition s’intitule « Embrasez vous ! » avec comme une invitation à aller embrasser tous les artistes et leurs travaux tant il sont beaux (les artistes !) et chaleureux (artistes et travaux). Les organisateurs Philippe Hamant et Gérard Nicolet ont su puiser dans le riche répertoire d’artistes qui écrivent-ils dans le catalogue nous ramène toujours à ces rêveries primitives, à ces images aux longues racines, en dépit de la pensée élaborée. On y revoit avec grand plaisir et avec plus d’œuvres majeures Jeanne Gérardin, Joël Lorand invités de la beauté des restes et de traits…très particuliers ici à ARTEUM en 2010. Cités les 16 autres artistes dont Pierre Pélizon, Pierre Manent et dire tout le bien que je pense d’eux prendrait trop de temps. Bref il faut aller là bas à Arles … alors que nous accueillons dés le 12 octobre quatre artistes arlésiens (voir la rubrique exposition)   Pierre Vallauri        

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