Les œuvres d’artistes créées dans le parc à l’occasion de l’exposition estivale de 2012 sont amenées à évoluer au cours des prochains mois dans le cadre du nouveau volet de l’exposition « Le chez soi et l’ailleurs ».

Pour mémoire ou simplement pour ceux qui ne seraient pas venus auparavant, voici une présentation des œuvres exposées du 23 mai dernier à ce jour.

 

 

En 2012 et en préfiguration de l’année 2013, ARTEUM – musée d’art contemporain conviait le public à un nouveau rendez-vous avec la création contemporaine grâce à des commandes spécifiques sur le thème du voyage. 

Six artistes — Joël BELOUET, Alain BRUNET, Sandro DELLA NOCE, Pascale MIJARES, Olivier NATTES, Benoît RASSOUW — installaient leurs créations dans le musée et dans le parc du Château.

Les installations des plasticiens nous invitaient à une itinérance parsemée de pauses et dévoilaient à notre regard des éléments du paysage insoupçonnés.

 

Les œuvres installées dans le parc ont depuis vécu une année au rythme du temps et des intempéries. Les artistes sont invités à questionner l’évolution naturelle en interaction avec l’environnement et à imaginer un prolongement de leur travail initial. Les œuvres dialogueront avec l’installation architecturale commandée au Cabanon Vertical.

 

 

 

Joël Belouet, QrFlower, 2012.

Les Qrcodes sont constitués d’un agencement complexe de cases noires et blanches cryptant une donnée bien définie. Dans la proposition de Joël Belouet, il s’agit d’un jardin expérimental de « Qrfleurs » dont les Qr-codes renvoient à différents espaces numériques déterminés. Chaque module créé plonge le marcheur à l’intérieur de l’espace d’un texte numérique placé sur le net et accessible via un smartphone. Ainsi la déambulation ne se cantonne pas seulement à l’espace physique mais se poursuit dans l’espace numérique.

 

 

 

 

Alain Brunet, Négréliens et invités, 2012.

Aujourd’hui, les moyens de communication et les facilités de déplacement font que la définition d’un lieu, d’une culture, ainsi que les notions de domaine public et de domaine privé deviennent de plus en plus floues.  Dans cette œuvre, sont associés deux par deux un habitant du village de Châteauneuf-le-Rouge et un inconnu capté sur Chatroulette. Chaque portrait est incrusté dans un parpaing, symbolique de la construction, de la maison.  Habitants et étrangers sont ainsi installés ensemble : de manière réelle sur leur lopin de terre dans le parc et de manière virtuelle sur Internet dans le monde entier.

 

 

Sandro Della Noce, De l’aide du gibbon et du marionnettiste, 2012.

L’artiste fait appel à des souvenirs d’enfance, une expérience personnelle, des moments heureux en famille au cours desquels il était éloigné de chez lui. Combinaison d’éléments provenant de différentes sculptures, utilisant la nature comme premier support, un agencement d’éléments anciens a donné naissance à de nouveaux modules de liaisons et une nouvelle sculpture exclusivement réservée à quelques chênes séculaires du parc. Dans l’encadrement d’une fenêtre sur l’ailleurs, des contreforts de la Sainte Victoire en arrière-plan au bosquet de chênes posté au premier plan, la sculpture nous dévoile une passerelle pour s’évader.

 

 

Pascale Mijares, A la semelle du soulier la terre s’emporte, 2012.

L’artiste construit un container de 20 pieds en bois de coffrage. D’ordinaire métallique, le caisson conçu pour transporter des marchandises évoque la mobilité, l’exil.

Dans le parc il semble déverser son contenu : le jardin, la nature et la Terre.

 

 

Olivier Nattes, Welcome, 2012.

Poétique et participative, l’oeuvre « Welcome » accueille le visiteur ou le simple promeneur et convoque tous ses sens. Elle incite à la détente, au plaisir, à laisser le temps défiler lentement à l’ombre du chêne, la lumière filtrer au travers des branchages, dans l’épaisseur du matelas de liège, pour un pique-nique, une rêverie, un somme… seul ou à partager.

 

 

 

Benoît Rassouw, Le lit, image du couple, 2012.

« L’île des Lotophages » ou « Le lit, image du couple », telle est l’intention de Benoît Rassouw, qui reprend un passage de l’Odyssée d’Homère (extrait du chant 9.) Un lit double est construit en bois, sur le dessus apparaissent des feuillages récoltés dans différents ailleurs et photographiés. Les taies d’oreiller, le drap se distinguent à peine, mais témoignent d’une présence-absence. L’œuvre questionne l’idée d’ « Ulysse à l’épreuve de l’hospitalité. » Entre désir de rester sur l’île tentatrice, avec ses beaux fruits et appel du souvenir de l’amour de Pénélope imposant la fuite et le retour. 

 





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