Expositions passées

Le dessin et l’objet

Le dessin et l’objet Maxime Chevallier | Claire Dantzer | Nicolas Daubanes | Corinne de Battista | Tristan Fraipont | Hyejin KIM | Emilie Lasmartres | Pascal Navarro | Félix Pinquier | Aurore Salomon Commissaire Christiane Courbon ARTEUM accueille cet automne Le dessin et l’objet. Cette exposition collective largement ouverte à la jeune création, rassemble dix artistes dont les œuvres s’élaborent dans un passage du trait à l’espace, au volume et à l’image mouvante. Un dessin qui dans ses formes actuelles, déborde la surface de la feuille et s’ouvre à d’autres dimensions venant interroger les outils et les supports. En regard du lieu et de son parc aux espèces centenaires, un dialogue s’instaure entre les œuvres et le site. Entre l’objet créé et l’objet existant. In fine, le dessin est l’objet. L’exposition s’inscrit dans la saison de Paréidolie, premier Salon international du dessin contemporain à Marseille, placé sous le parrainage de Bernard Blistène, directeur du développement culturel du Centre Pompidou. Elle ouvre la perspective d’une manifestation annuelle d’envergure autour des spécificités du dessin actuel en Aix et Pays d’Aix Ce temps fort autour du dessin donnera lieu à l’édition d’un catalogue, lui-même envisagé comme livre-objet. La conception est confiée à Chloé Curci. La participations de plusieurs artistes récemment diplômés de l’Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence confirme un lien engagé de longue date, qui débouchera dès 2015 sur des workshops dans le cadre de conventions de partenariats. L’exposition Le dessin et l’objet s’inscrit dans la saison de Paréidolie, premier Salon international du dessin contemporain à Marseille. Maxime Chevallier  Croix3 –  craie, 2014 20 septembre – 22 novembre 2014 Vernissage samedi 20 septembre à midi En partenariat avec Galerie Karima Celestin | Château de Servières et le réseau Marseille Expos Pascal Navarro Le dessin, le cahier Pascal Navarro | Le Dessin, le Cahier – Feutre sur cahier de 40 pages – 2014 Mais est-ce que je peux par exemple définir mon travail en une phrase ? Cela m’est très difficile. Chaque fois ma phrase est fausse. Tout est temporaire. Et du coup, cet entretien, je me dis : à quoi sert-il ? Il va fournir une sorte de définition de mon travail, en quelques lignes. Mais durant combien de temps sera-t-elle valable ? C’est la question la plus importante pour moi. Est-ce que ce texte ne sera pas déjà obsolète quand il sera imprimé ? Et qu’est-ce que je peux dire pour qu’il ne le soit pas ? Je m’intéresse au temps, c’est donc normal que je me pose cette question-là. Et peut- être que si je pose la question de l’obsolescence même de ce document, on sera déjà au cœur de mon travail. Extrait d’un entretien réalisé dans l’atelier de Pascal Navarro à Marseille le 14 octobre 2013 par l’équipe de l’artothèque Antonin Artaud. www.pascalnavarro.com [une œuvre à découvrir à l’occasion de l’exposition LE DESSIN ET L’OBJET l 20 septembre – 22 novembre 2014 à ARTEUM ] Maxime Chevallier Une première résidence… Maxime Chevallier | Intervention In Situ à ARTEUM, sel sur tomettes – 2014 A l’occasion d’une toute première expérience de résidence de recherche, ARTEUM accueillait Maxime Chevallier.Pendant les trois semaines précédant l’exposition LE DESSIN ET L’ OBJET, il a été invité à investir les lieux en tant qu’espace de vie et d’exploration. Ce temps de travail ouvre les conditions de la gestation d’une œuvre évolutive en connivence avec les espaces du 2ème étage du château de Châteauneuf-le-Rouge. Certaines des ses interventions se sont par la suite intégrées au sein de l’exposition collective LE DESSIN ET L’OBJET. Maxime Chevallier est récemment diplômé de l’Ecole supérieur d’art d’Aix-en-Provence et fait partie de la sélection des Nouveaux Regards 2014. J’essaye juste de traduire ce que les matériaux évoquent dans mes mains, de tracer des formes pour comprendre comment elles se constituent. Mais surtout il y a ce moment que je ne maîtrise pas, où je saisis le cadre puis le traverse. [un travail à découvrir à l’occasion de l’exposition LE DESSIN ET L’OBJET l 20 septembre – 22 novembre 2014 à ARTEUM ] Heyjin Kim Déambulation Heyjin Kim | Déambulation- Installation interactive – vidéo d’animation – 2014 Ce sont des paysages mouvants. Ils se déploient de l’espace dessiné vers l’espace réel. Un territoire se déroule. Dans une invitation à interagir…la fixité du sujet et la mobilité de l’environnement sont tour à tour renversés. Le monde est mis en balance. Un pas lent, imperturbable. Le déroulé des aiguilles d’une horloge. Un cheminement, des boucles. Née à Séoul en 1984, Heyjin Kim est diplômée à l’Ecole d’art et design en Corée et de l’Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence (DNSEP, 2014 ). Elle obtient en 2013 le Prix Passerelle à ELSTIR. Il n’y a donc point eu de temps où tu n’aies fait quelque chose, puisque tu avais fait le temps lui-même. Et aucun temps ne t’est coéternel, puisque tu es immuable, et si le temps participait à cette immutabilité, il cesserait d’être temps.Qu’est-ce donc que le temps ? Qui pourra l’expliquer clairement et en peu de mots ? Qui pourra, pour en parler convenablement, le saisir même par la pensée ? Cependant quel sujet plus connu, plus familier de nos conversations que le temps ? Nous le comprenons très bien quand nous en parlons ; nous comprenons de même ce que les autres nous en disent.Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; si je cherche à l’expliquer à celui qui m’interroge, je ne le sais plus. Cependant j’affirme avec assurance, qu’il n’y aurait point de temps passé, si rien ne passait; qu’il n’y aurait point de temps à venir, si rien ne devait succéder à ce qui passe, et qu’il n’y aurait point de temps présent si rien n’existait. Saint Augustin, Confessions, chapitre 17.2, Livre XlV, trad. Péronne et Ecalle remaniée par P. Pellerin, Nathan, 1998. [une œuvre à découvrir à l’occasion de l’exposition LE DESSIN ET L’OBJET l 20 septembre – 22 novembre 2014 à ARTEUM ] Nicolas Daubanes Kilmainham Gaol Nicolas Daubanes | Kilmainham Gaol – poudre d’acier aimanté ( en

Paréidolie#1

    Pour sa prochaine exposition Le dessin et l’objet [ 20 septembre – 22 novembre ] , ARTEUM s’inscrit dans la Saison de PAREIDOLIE, 1er Salon du Dessin Contemporain à Marseille.   PARÉIDOLIE AMORCE UNE SAISON DU DESSIN DÉVELOPPÉE AU SEIN DU RÉSEAU DES GALERIES ET DES LIEUX D’ART CONTEMPORAIN DE MARSEILLE-EXPOS ET DU TERRITOIRE DE MARSEILLE-PROVENCE.   http://www.pareidolie.net     [visuel Michael Rampa – Galerie Christopher Gerber © 2013 – All rights reserved ]   PAREIDOLIE 29,30 & 31 Août 2014 LE DESSIN, UN GENRE ? Exposition collective – Galerie du 5è Vendredi 29 Août   PARÉIDOLIE, SALON INTERNATIONAL DU DESSIN CONTEMPORAIN Vernissage au Château de Servières Samedi 30 Août Ouverture au public Samedi 30 & Dimanche 31 Août Entrée libre SAISON DU DESSIN    FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur L’aube incertaine Exposition personnelle d’Emmanuel Régent Vernissage le 4 juillet à l’occasion de la nocturne au Frac. Exposition du 4 juillet au 30 Août 2014   GALERIE DU 5ème -GALERIES LAFAYETTE Le dessin, un genre ? Exposition dans le cadre de la SAISON DU DESSIN à Marseille Galerie du 5ème – Galeries Lafayette – Rue Saint Ferréol – Marseille Vernissage le vendredi 29 août à 12h Exposition du 29 août au 20 septembre 2014   FONDATION VACANCES BLEUES Esquisse d’une collection Exposition dans le cadre de la SAISON DU DESSIN à Marseille 26 août – 26 septembre 2014 Vernissage mardi 26 août à 18 H   ARTEUM – musée d’Art Contemporain – Châteauneuf-Le-Rouge Le dessin et l’objet Claire Dantzer, Nicolas Daubanes, Corinne de Battista , Tristan Fraipont , Hyejin KIM , Emilie Lasmartres Maxime Chevallier, Pascal Navarro, Félix Pinquier , Aurore Salomon Vernissage samedi 20 septembre à midi. Exposition du samedi 20 septembre au samedi 22 novembre 2014   CHÂTEAU DE SERVIERES A l’heure du dessin, 1er temps Diogo Costa,  Emmanuelle Bentz, Daniele d’Acquisto , Wendy Vachal, Michel barjol, Susanna Lehtinen, Frédéric Khodja Vernissage le 3 octobre à 18h30 Exposition du 4 octobre au 8 novembre 2014

Karimah Ashadu

Ouvrant sa programmation à de nouveaux échanges et partenariats, ARTEUM accueille, pour sa prochaine exposition le film RE-TRACE de Karimah Ashadu, qui témoigne d’une performance réalisée au Château Grand Boise dans le cadre des résidences 2014 de voyons voir|art contemporain et territoire. L’exposition in situ de cette artiste sera ensuite à découvrir du 26 juin au 31 octobre, à Trets, au Château Grand Boise. voyons voir|art contemporain et territoire  :  voyonsvoir.org  

Toits et moi

TOITS ET MOI   parcours d’art contemporain 2014 | ARTEUM   dans les murs | 24 mai -19 juil 2014 en extérieur | 24 mai – 26 sept 2014   4ème exposition estivale d’œuvres éphémères dans le parc spécialement concues pour le lieu. L’exposition se prolonge et s’enrichit dans les murs du musée, au deuxième étage du chateau de Châteauneuf-le-Rouge. Le toit, abri symbolique ou réel, interroge les notions d’accueil et d’hébergement mais également celle de l’altérité : l’extérieur, c’est le dehors, et c’est aussi l’autre. Cartographies, déplacements, œuvres performées ouvrent la question du point de vue. Ils témoignent de sensibilités multiples pour aborder le lieu et l’inscription dans le paysage. L’exposition en intérieur s’achèvera le 19 juillet. Les installations en extérieur demeureront visibles tout l’été, dans le parc du château qui est en libre accès. Par sa volonté d’ouvrir sa programmation à de nouveaux échanges et partenariats, ARTEUM accueille deux artistes présentées par d’autres structures de courant artistique proche : Karimah Ashadu, présentée par voyons voir| art contemporain et territoire  et Julie Perin en coproduction avec Hydrib Artistes Karimah Ashadu | Chloé Fourestier| Raoul Hébreard | Amandine Maria| Julie Perin | Alain Pontarelli Commissariat : Christiane Courbon   Calendrier   vernissage 24 mai 2014 à 11h Avec la participation du Collectif Arbuste et de la Compagnie de danse contemporaine BOUTABOU  pour un spectacle chorégraphique -sous réserve.-   Rendez-vous aux jardins 30, 31 mai et 1er juin 2014  

Oops ! i did it again

18 avril  –  04 mai     Fondation Vasarely Le projet des étudiants de deuxième année de l’école supérieure d’art d’Aix en Provence est devenu, depuis 3 ans, un rendez-vous à ne pas manquer.       Un projet pédagogique donnant lieu à une exposition menée par les étudiants de 2° année.  Prenant comme point de départ la notion de boucle, ce projet propose de pousser la logique de répétition comme moyen de matérialisation de la pensée. Voir comment se tranforme ce qui nous semble familier lorsqu’on le reproduit, pour peut être prendre une forme qu’on ne lui attribuait pas a priori. Réfléchir à la notion de répétition, de cycle et ses implications dans le monde contemporain.     ecole-art-aix.fr    

Toits et Moi

       _Raoul Hébréard       25 mai – 12 juillet vernissage : samedi 25 mai à 11h – A partir du 25 mai,  ARTEUM accueillera l’exposition Toits et moi.  A l’extérieur, plusieurs créations in situ habiteront l’ancien jardin à la française où la nature a maintenant repris ses droits. Le toit, l’abri, symbolique ou réel, interroge les notions d’accueil, d’hébergement mais également celle de l’altérité : l’extérieur, c’est le dehors, et c’est aussi l’autre. Par la marche, l’image, la cartographie,…..et même la grimpe, le visiteur sera invité à entrer en interaction avec l’œuvre, les arbres et le paysage. Le lieu sera mis en mouvement  par le biais d’œuvres participatives, de performances, et d’interventions en  danse contemporaine. L’exposition en intérieur s’achèvera le 12 juillet. Les œuvres in situ demeureront, visibles tout l’été, dans le parc du château qui est en libre accès.

 IL Y AVAIT UNE FOIS

 IL Y AVAIT UNE FOIS 7 artistes explorent les aspects d’une mythologie contemporaine Katia Bourdarel, Anne-Charlotte Depincé, Keiko Hagiwra, Laurent Perbos, Nicolas Pincemin, Lionel Sabatté, Gaëtan Trovato Le conte, petite forme modeste et insolente, s’autorise quelques distorsions, conjure les sorts et traverse les mondes. Entre expériences sensibles et figures littéraires, peintures, installations, sculptures et vidéos s’approprient les espaces du récit. Dans la traversée du paysage, la présence de l’animal, l’évocation du sommeil et de la mort, les œuvres convoquent les figures de nos imaginaires collectifs. Arteum affirme une nouvelle fois son engagement dans le soutien à la création contemporaine et  à la jeune création. Un parcours de médiation accompagné de  plusieurs rendez-vous adressés au public et aux scolaires jalonneront la durée  de l’exposition. Commissaire de l’exposition : Christiane Courbon Du 12 mars au 19 avril 2014 Catalogue de l’exposition (photographies In situ) :  conception graphique : Maud Chavaillon Prises de vue : Gérard Berne Textes : Christiane Courbon et Céline Ghisleri Il y avait une fois… Le titre de l’exposition recourt à la formule spontanément évocatrice qui introduit le conte. Il l’inscrit ainsi dans un genre codé, à partir duquel le spectateur pourra mesurer l’écart, en s’imprégant des oeuvres des artistes. A l’origine de ce thème, le lieu. Construit aux XVII-XVIIIèmes siècles près des ruines de l’ancien village fortifié Castrum Novum Rubrum, le château neuf a remplacé le château vieux, attribuant au village son nom. Dès l’arrivée, à Châteauneuf le Rouge, il faut d’abord franchir un portail de fer forgé. Après une calade* en pente douce et un deuxième portail, pénétrer dans une cour carrée cernée de hauts murs tapissés de grimpants. De cet enclos d’ocres aux rouges flamboyants à l’automne et chauffés à blanc l’été, on s’engouffre dans la fraîcheur des bâtiments pour gravir les étages. Le musée est hébergé au sommet du château depuis 1986. La restauration de la toiture et la rénovation intérieure fin 2012 ont marqué la volonté de préserver ce Patrimoine. Depuis les fenêtres, la lumière réinvente, selon les heures, les paysages, d’une somptueuse diversité. Au Nord, la barre de calcaire continue du Cengle qui domine les marnes rouges donnant accès à la vallée de l’Arc happe le regard, tandis qu’à l’est, les silhouettes déstructurées de hauts platanes scandent le rythme des saisons, dominant un ancien jardin de buis à la Française. Les tomettes aux teintes passées maculées des traces du temps ondulent sous les pas, la verticalité des murs défie toute propension à l’usage d’un niveau pour l’accrochage. Le décor chargé d’Histoire constituait le cadre idéal à ce projet. Dans un entre-deux fait de passé et de présent, la place à l’imaginaire  se décuple. Dans le récit, c’est l’invention d’une nouvelle forme narrative qui prévaut. Les artistes se sont glissés dans ce parcours, entrant par une porte, ressortant par une autre, pour venir tourner une à une les pages d’une histoire créée tout au long des salles. Dans une narration sans fil au cœur de laquelle les repères se perdent, où l’intemporalité propre à l’univers du conte s’installe, la scénographie favorise tantôt les harmonies subtiles, tantôt les télescopages : d’images dessinées, peintes ou vidéographiques et d’installations, tant picturales que sculpturales. Suivons-les d’espaces clos en lieux ouverts, de lumières tempérées ou de semi-pénombre en luminosités crues, voire grinçantes, qui bousculent les codes. Les univers multiples, poétiques, ambigus, troublants, esthétiques, mais aussi les pratiques se croisent et se décroisent. En explorant les divers aspects d’une mythologie contemporaine, qui est la leur ou qui est la nôtre, qui mélange histoire individuelle et Histoire commune, ils revisitent l’universalité et la richesse symbolique du conte et donnent à voir le fonctionnement du monde qu’ils rendent intelligible. Christiane Courbon Des escalators aux chariots ailés Innombrables sont les récits du monde. C’est d’abord une variété prodigieuse de genres, eux-mêmes distribués entre des substances différentes, comme si toute matière était bonne à l’homme pour lui confier ses récits : le récit peut être supporté par le langage articulé, oral ou écrit, par l’image, fixe ou mobile, par le geste et par le mélange ordonné de toutes ces substances; il est présent dans le mythe, la légende, la fable, le conte, la nouvelle, l’épopée, l’histoire, la tragédie, le drame, la comédie, la pantomime, le tableau peint (que l’on pense à Sainte Ursule de Carpaccio) le vitrail, le cinéma, les comics, le fait divers, la conversation. Roland Barthes[1]. Qu’elles soient issues du mythe ou du conte, l’homme n’a de cesse de revenir à ces histoires ancestrales qui semblent fonder la vision de notre rapport au monde, la vision de notre rapport aux autres et le fondement même de notre humanité. La pratique du conte est le moment privilégié pour le rêve, l’imaginaire, mais c’est également un moment communautaire[2]. Ces histoires ont le pouvoir de nous emmener vers un ailleurs à la fois naturel et surnaturel, possible et impossible, logique et illogique. Des mondes fantastiques ou merveilleux où l’on rencontre les dieux, les fées, les ogres, les sorcières et les elfes. Des êtres imaginaires, malveillants, bienveillants, dotés de pouvoirs fabuleux, des cabanes, des grottes, des rivières, des fontaines et des forêts où la magie est maîtresse en ces lieux. Mais le conte nous emmène aussi vers un envers de soi, de l’autre côté de son propre miroir, là où se révèle l’indicible de nous-mêmes… Les contes de fées, les contes populaires, les contes merveilleux, les contes facétieux, les contes initiatiques, tous exposent un héros à des problèmes existentiels, eschatologiques[3], où la dualité d’un pseudo-bien et d’un pseudo-mal fonde les principes d’un monde manichéen dans lequel le peuple enfant, comme le nomme Alain, trouve des repères explicites. Mais pour l’adulte, le conte est révélateur de son ambivalence morale, de son attirance vers le sombre. Il alimente son goût de la frayeur, il est le condensé d’une histoire psychanalytique de l’homme qui navigue en un état tout sauf manichéen. Force et profondeur du conte : sa simplicité éveille en chacun de nous un grand nombre d’oreilles simultanées et son extrême réserve ne l’empêche en rien d’envoyer des

IL Y AVAIT UNE FOIS

   IL Y AVAIT UNE FOIS 12 mars – 19 avril 2014   7 artistes explorent les aspects d’une mythologie contemporaine. Le conte, petite forme modeste et insolente, s’autorise quelques distorsions, conjure les sorts et traverse les mondes. Entre expériences sensibles et figures littéraires, peintures, installations, sculptures et vidéos s’approprient les espaces du récit. Dans la traversée du paysage, la présence de l’animal, l’évocation du sommeil et de la mort, les œuvres convoquent les figures de nos imaginaires collectifs. Arteum affirme une nouvelle fois son engagement dans le soutien à la création contemporaine et  à la jeune création. Un parcours de médiation accompagné de  plusieurs rendez-vous adressés au public et aux scolaires jalonneront la durée  de l’exposition.   _ Katia Bourdarel, Anne-Charlotte Depincé, Keiko Hagiwra, Laurent Perbos, Nicolas Pincemin,                          Lionel Sabatté, Gaëtan Trovato                          _ Commissaire de l’exposition : Christiane Courbon   _ Catalogue de l’exposition (photographies In situ) :  conception graphique : Maud Chavaillon prises de vue : Gérard Berne , textes : Christiane Courbon et Céline Ghisleri           I                                                                                                                               

Gaëtan Trovato, Photogénie

Gaëtan Trovato, Photogénie
Formé à l’école Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence, Gaëtan Trovato articule son travail autour de 3 axes. Expérimenter la force visuelle de l’image en mouvement et son pouvoir symbolique. Interroger sa sacralité et sa valeur de mémoire. Comprendre les techniques et les outils à l’origine de sa mise en forme.

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